Entrez dans la légende
Star Clippers est née d’une obsession : celle de Mikael Krafft, marin suédois et visionnaire, qui rêvait de ressusciter l’âge d’or des grands voiliers. En 1991, son rêve prend la mer. Depuis, trois clippers d’exception sillonnent les plus belles eaux du monde, fidèles à une promesse rare dans l’univers de la croisière, celle de faire primer le vent sur le moteur, la beauté du geste sur la vitesse, et l’intimité sur le gigantisme.
Le Star Clipper incarne à la perfection cet idéal. Quatre-mâts de 115 mètres, il peut recevoir 166 passagers , à peine plus qu’un yacht privé de grand standing, dans un décor où l’acajou, le laiton et le pont en teck rappellent les grandes traversées du XIXe siècle.
Le Royal Clipper, lui, est une apparition. Cinq mâts, 42 voiles déployées sur 5 202 mètres carrés de toile, 134 mètres de carène, il est le plus grand voilier à gréement carré en activité dans le monde, inscrit au Guinness des Records depuis 2001. À son bord, 227 passagers seulement, pour un équipage de 106 hommes et femmes dévoués : un ratio qui dit tout de l’attention portée à chaque détail.
Choisir Star Clippers, c’est choisir de voyager autrement. C’est accepter que le vent décide parfois de l’heure d’arrivée. Et découvrir, dans cet abandon consenti, une liberté que nul paquebot ne saurait offrir.




La vie à bord
À bord d’un voilier Star Clippers, le temps obéit à d’autres lois.
Nulle contrainte d’horaire, nul dress code imposé, nulle animation que l’on n’ait choisie. La journée se construit selon l’humeur : farniente allongé dans les filets de proue, bercé par le clapot, regard perdu vers la ligne bleue de la Méditerranée ou descente dans les profondeurs du Captain Nemo Lounge, ce spa hors-norme du Royal Clipper installé sous la ligne de flottaison, dont les hublots donnent directement sur les fonds marins. Un massage, un sauna, les silhouettes de poissons qui glissent derrière le verre : la frontière entre rêve et réalité y devient délicieusement poreuse.
Le soir, le Piano Bar distille ses mélodies jusqu’à la salle à manger, où la cuisine du bord rivalise d’élégance avec le spectacle du coucher de soleil. Les amateurs de sport nautique trouveront kayaks, ski nautique et planches à voile à disposition dès que l’ancre est jetée. Les contemplatifs se réfugieront dans la bibliothèque de style édouardien. Et tous, à un moment ou un autre, se découvriront l’envie de hisser une voile aux côtés de l’équipage, ce geste immémorial qui, le temps d’un instant, fait de chaque passager un vrai marin.
Nos escales favorites...
Santorin, Grèce : La beauté comme vertige Il y a des lieux dont on connaît l’image depuis toujours, et qui pourtant, vus depuis le pont d’un voilier à l’entrée de la caldeira, vous laissent sans voix. Santorin est de ceux-là. Les falaises de pierre noire plongent à pic dans une eau d’un bleu irréel ; les villages d’Oia et de Fira semblent suspendus entre ciel et mer, leurs coupoles bleues et leurs maisons chaulées comme posées sur le bord du monde. Arriver à Santorin à bord du Star Clipper, plutôt qu’à l’heure du débarquement massif des grands navires, c’est s’offrir le luxe d’une île encore silencieuse, le temps d’une matinée que l’on garde longtemps.
Kotor, Monténégro : Le secret le mieux gardé de l’Adriatique La baie de Kotor est l’une des rares surprises que la Méditerranée ménage encore aux voyageurs avertis. Encaissée entre des montagnes vertigineuses qui se reflètent dans des eaux d’une transparence lagunaire, cette ville médiévale vénétienne a conservé intact son caractère de cité hors du temps. Les remparts serpentent jusqu’au sommet de la colline ; dans les ruelles dallées, les chats de Kotor célèbres dans toute la région, règnent en maîtres absolus.
Dubrovnik, Croatie : La Perle de l’Adriatique Entrer dans Dubrovnik par la mer, c’est comprendre pourquoi Byron l’appela le paradis sur terre. Les remparts du XVIe siècle dominent l’Adriatique avec une souveraine indifférence au temps qui passe ; la vieille ville, entièrement préservée, déroule ses palais de pierre blonde, ses fontaines, ses escaliers secrets entre deux maisons couleur miel. Le mieux est de s’y trouver tôt le matin, avant que la lumière de l’été ne soit trop blanche et la foule trop dense et de regagner le voilier pour déjeuner, avec la sensation tranquille d’avoir touché quelque chose de rare.