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Dar Oomi : Un havre de paix dans le sud tunisien

Il était une fois aux portes du désert, Hessi Jerbi« Le chuchotement de Djerba… »

Ils sont cinq frères et soeurs. Les cinq doigts d’une main, inséparables et pourtant dispersés entre la Thaïlande, Paris, Tunis et la Palestine. Quand leur maman disparaît soudainement en 2010, elle emporte avec elle la crainte que la fratrie s’éparpille… Alors qu’un an plus tard Myriam Maatoug, parisienne, revient pour l’été dans la maison paternelle à Zarzis, elle caresse le rêve d’une famille réunie autour d’un projet commun. Et à fixer l’horizon depuis la crique Lella Meriem, elle se laisse gagner par les souvenirs d’enfance passés sur ces falaises de calcaire. A attendre le retour des pêcheurs au petit matin, à fouler le sable fin jusqu’à ce que le soleil se couche. Ce présage nocturne laisse bientôt place à l’évidence : sa place est là. Avec pourquoi pas, la volonté de partager la culture d’un sud tunisien encore authentique, méconnu, et heureusement délaissé du tourisme de masse.

« J’ai ressenti le besoin de figer le temps et les souvenirs. Peut-être aussi d’exaucer le dernier vœu de notre mère ».

L’idée d’une maison d’hôtes fait son chemin jusqu’à Paris… et sonne comme la promesse d’une aurore familiale. Ensemble, c’est tout.

 

Une version contemporaine et luxuriante du houch

Si les maisons traditionnelles sont tournées vers un patio intérieur, celle-ci revêt l’allure d’une petite forteresse articulée autour d’un bassin. Source de fraîcheur en été, de déconnexion tout au long de l’année. Une architecture à la fois contemporaine et inspirée des mille et une nuits avec ses gobhas (coupoles), ses lourdes portes chinées au souk des menuisiers, pour une adresse qui a nécessité six ans de travaux.

A l’arrivée, un couloir de nage de 45 mètres de long et bordé de larges plages immergées, de suites se faisant face de ce côté-ci pour la convivialité, de terrasses privatives de l’autre pour l’intimité. A la racine, une grande pièce à vivre avec une sélection exceptionnelle de 3000 livres (littérature, histoire, voyage, religion, etc…) illustrant tout l’intérêt que cette famille porte au savoir, un piano, et une salle à manger pour le partage.

Partout à l’extérieur, c’est une végétation luxuriante qui puise sa dimension dans une source naturelle découverte sur le terrain familial. Clin d’oeil à l’ancienne palmeraie qu’était Zarzis, 300 espèces de Gabès ont trouvé leur place entre les Strelitzia (sorte de bananiers) et les bougainvilliers semant au gré du vent leurs pétales abricot ou fuchsia… « Il n’était pas question de se limiter aux cactus par facilité » renchérit Myriam. « La végétation est indispensable à la sensation de bien-être et de ressourcement ». Outre les belles de nuit qui libèrent leurs effluves quand elles s’ouvrent le soir venu, c’est l’odeur des jasmins et de son enfance que Myriam ne voulait pas laisser s’échapper… Elle en a planté 1500, et il suffit de fermer les yeux pour se laisser gagner aujourd’hui par leur parfum enivrant.

Outre ces trois essences typiques de Tunisie, ce sont en réalité les champs d’oliviers qui ancrent cette adresse de charme dans son terroir agricole. A l’image de plus d’un million de pieds qui tapissent la première région productrice du pays, la culture de l’huile d’olive est ici une fierté familiale.

 

Sept suites, sept univers de femmes puissantes 

Sept comme l’entier naturel. Celui des sept cieux, la création du Monde en 7 jours, et comme autant de merveilles du monde, de jours de la semaine… Un chiffre spirituel, omniprésent dans la symbolique, et pour les musulmans qui ont l’habitude de tourner sept fois autour de la Kaaba. Un chiffre tourné aussi vers l’eau, l’or bleu de Zarzis dont les eaux poissonneuses sont la source de tous les délices.

Sept suites dédiées à sept personnalités pionnières, engagées et chacune, incarnant la liberté à travers une vision différente.

« Si les univers sont forts et prétextes au dépaysement, rien de ce que j’ai choisi n’est gratuit. J’ai imaginé chaque scénario comme l’occasion de voyager à travers la connaissance » prévient Myriam.

Sept suites de 180 m2 chacune, équipée de lits Stearns & Foster approuvés par la NASA pour une sensation d’apesanteur inédite, d’une cheminée pour l’hiver, et déroulant un sens du détail jusque dans les salles de bain (toutes équipées de baignoires en corian), ouvrant sur une terrasse cachée des regards avec piscine privée.

Sept suites nourries de livres en lien avec chaque héroïne pour bouquiner dans les canapés, au bord de la piscine, ou sur le rooftop dont quatre d’entre elle sont coiffées. Des toits suspendus à la nature, et sur lesquels du petit-déjeuner au coucher du soleil, le regard se perd entre les champs d’oliviers et la méditerranée au loin, tandis que les barbecues sous la voie lactée rappellent aux amoureux du désert que les portes du Sahara ne sont qu’à une cinquantaine de kilomètres.

  • Le Japon de Tomoe Gozen décline le rose des cerisiers en fleurs. Canapés Togo en velours rose, antiquités asiatiques et série de tableaux réunissant une dynastie chinoise. C’est une féminité exacerbée qui rend hommage à la première femme samouraï. 
  • La France d’Olympe de Gouges décline le siècle des Lumières. Mobilier d’origine, toile de Jouy, trumeau… c’est à peine si quelques pièces Knoll et la Marianne du street artiste Obey viennent moderniser l’hommage rendue à l’auteure de la déclaration des droits de la femme, pionnière du féminisme et guillotinée en 1793.
  • L’Inde de Lakshmi Bai décline l’univers des anciens comptoirs. Entre vestiges de baldaquins traditionnels, vieilles malles diplomatiques en guise de chevets, tableaux réunissant une famille d’intouchables et panoramique signé Ananbô. Un hommage à l’héroïne de la révolte des Cipayes, combattante et cheffe de file de la première guerre d’indépendance de l’Inde. 
  • L’Afrique de Rosa Parks est joyeuse. Murs de couleurs vives, chaises Verner Pantone bicolores (édition limitée), collection de masques contemporains et sélection d’ouvrages sur la ségrégation… La suite dédiée à la première afro-américaine à lutter contre les violences raciales et devenue une icône des droits civiques, est en réalité une ode à la résilience.
  • La Grèce d’Hypathie d’Alexandrie décline le bleu de la mer Egée. Avec un paravent illustrant la Grèce antique en guise de tête de lit, le buste d’Aristote et un tableau de la chute de Rome au-dessus de la baignoire… Un hommage à la première femme mathématicienne, philosophe, prônant l’équité des hommes et la nullité du dogme religieux.  
  • La France de Simone de Beauvoir décline la force et le féminisme qui animent le débat des intellectuelles de l’après-guerre. Le noir et le rouge prédominent, les pièces emblématiques du design aussi, comme le fauteuil Colombo ou une paire signée Le Corbusier, la lampe Gun de Philippe Starck… un hommage vibrant à l’écrivaine, philosophe et lauréate du Goncourt pour Les Mandarins.
  • La Tunisie de la Reine Didon déroule la magie des mille et une nuits. Rien d’ostentatoire mais un miroir syrien d’époque, les rives de Carthage au mur, une cheminée spectaculaire réalisée par un artisan de Nabeul, un lustre et un chapelet monumentaux chinés chez un antiquaire de Tunis… rien n’est trop beau pour la fondatrice et première reine de Carthage.
  • LaVilla BALKIS, 800 m2 sur plus de 300 mètres carrés habitables, la villa BALKIS abrite non seulement deux chambres et des salles de bain cathédrales, mais elle offre une autonomie unique avec presque 500 mètres carrés d’extérieur, entre salon, salle à manger et couloir de nage piqué de cactus spectaculaires. Un havre pour amateur de design, meublé presque exclusivement de pièces iconiques, habillé d’un tableau de l’artiste Sliman smaili, prix de l’Institut du Monde Arabe.

 

L’art et le design en fil rouge

Si les tissus et papiers peints viennent des plus belles maisons d’éditions, le mobilier ancien d’antiquaires des quatre coins de la France, les pièces de design rythment les espaces communs et les chambres avec des première et seconde éditions de Paulin, Le Corbusier, Platner, Bertoia… que Myriam a chinées sur plusieurs années. L’art, omniprésent, se glisse jusque dans les jardins. Avec dès l’arrivée, une sculpture monumentale de l’artiste humaniste Nathalie Decoster. Un coup de foudre pour cette oeuvre en fonte baptisée « L’Homme qui marche ». Au détour des différentes bâtisses, ce sont ensuite des scènes de la vie quotidienne ou des allégories à la culture locale qui sont signées d’artistes comme Sunra et Da Bro. Dans les suites, les formats et artistes hétéroclites se succèdent avec les tirages en noir et blanc de Paps Touré, les collages de NiriN, une oeuvre-proverbe d’Otto Schoff. « Je n’ai choisi que ce qui me touche, jamais ce que l’on attend ou ce qui se fait » confie Myriam qui fonctionne à l’instinct, jamais à la « cote » de l’artiste.

Le coeur des femmes 

Si Slah, ami de la famille, est le directeur bienveillant de cette maison familiale, Hichem, le cadet de la fratrie, est à l’oeuvre – construteur…- et Karim (l’ainé) veille au ravitaillement, toujours à l’affut des meilleurs producteurs de la région pour régaler en cuisine. Une cuisine confiée à Intissar, son épouse fin cordon bleu, tandis que Sophie, la plus jeune soeur, dispense des cours de Yoga et de Reiki sur demande. Myriam a su enrôler sa famille, mais pas seulement. En choisissant d’offrir le reste des postes à des femmes, uniquement des femmes, elle inaugure une émancipation nouvelle dans cette région attachée aux us et coutumes traditionnels. Leur offrant l’opportunité de participer à l’essor d’un tourisme différent, à la fois sur-mesure et chaleureux, privilégiant l’humain et un service sincère. A l’opposé du tourisme de masse qui a catalogué la Tunisie pendant de longues années. « Le marché du travail est aujourd’hui concentré à Tunis et la plupart des femmes ne quittent pas leur région. Pourbeaucoup d’entre elles, la seule issue demeure le mariage. Les premiers acteurs d’un tourisme premium avons une responsabilité, et l’occasion de faire évoluer les choses… » confie Myriam.

Des recettes de famille, une cuisine généreuse

Indispensable d’une hospitalité personnalisée, Myriam n’envisageait pas la cuisine de Dar Oomi sans des recettes de famille, de femmes, qui se transmettent un patrimoine vivant. Une richesse toute particulière dans cette région restée authentique, comme tout le sud tunisien. Avec Intissar, zarzissienne pur jus et passionnée de cuisine, elles ont à coeur de ressusciter le meilleur des traditions, de casser les codes d’une restauration classique. Dès le petit-déjeuner servi ici sans contrainte horaire, la générosité locale s’invite à table avec les batbouts cuits à la minute, les pita « maison », les bambalouni (ces petits beignets typiques) et la psissa (pâte à tartiner à base de farine de pois chiche et d’orge) qui accompagne les crêpes. Chaque matin dévoile une recette différente. Et le reste du temps, on (re)découvre les seiches farçies, le couscous au mérou (typique de Zarzis), les habouda (ces boulettes végétariennes au persil, fenouil, anis et coriandre) que l’on partage sur une grande table d’hôtes… Si les dîners prennent souvent la forme d’un barbecue entre suites « amies » sur l’un des rooftops, les déjeuners s’éternisent sur la terrasse, au bord de la piscine ou s’improvisent sur la plage.

 

De Djerbahood au grand sud tunisien

Choisir de séjourner en maison d’hôtes, c’est faire le voeu d’aller à l’encontre d’une authenticité et d’une vision du terroir différentes, de privilégier l’immersion et les rencontres. Dar Oomi l’a bien compris et multiplie les expériences. D’une journée passée à Chenini, le village troglodyte sur la route de Tataouine, à la visite des mosquées souterraines de Djerba (qui a valu à la presqu’île d’être inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco), des cours de poterie dans l’un des ateliers antiques de Guellala à la récolte des olives et au pressage ‘maison’… Dar Oomi avait à coeur de dévoiler un héritage méconnu de la Tunisie.

Besoin de simplement se reposer, lâcher prise ? Le petit-déjeuner prend une toute autre allure et devient une expérience à part entière une fois installé au milieu des oliviers ou les pieds dans l’eau. Une simple sortie en mer devient ici un souvenir mémorable avec l’opportunité de nager avec les dauphins. Tandis que de la fin février à mi-juin on observe les flamants roses, les couchers de soleil s’éternisent tout l’été avec les balades à cheval sur la plage, des virées joyeuses au souk de l’or.

Parmi les incontournables : Djerbahood, ses petits artisans, cafés, ses concept stores ultra locaux et la plus grande concentration de street art en Afrique du Nord;la visite de la synagogue de La Ghriba, haut lieu de pèlerinage pour les communautés juives du monde arabe, et dont le bâtiment ouvragé est une merveille du genre.

 

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