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Lost in Tokyo

Mégalopole tentaculaire et futuriste où évoluent des tribus urbaines étonnantes, temple du shopping de luxe et des gadgets décalés, la capitale nippone suscite stupeur et tremblements. Décryptage.

À peine arrivé dans la capitale japonaise, on comprend immédiatement le désarroi de Bill Murray, le héros de Lost in translation de Sofia Coppola. D’abord, il y a le décalage horaire. Ensuite, il y a le décalage tout court. Du moins, pour un esprit occidental. La plupart des rues ne portent pas de noms et elles sont numérotées suivant la date de construction des immeubles. Résultat : on s’égare souvent. Heureusement pour la majorité des étrangers, qui ne déchiffrent pas les kanjis japonais, les noms des artères principales sont désormais traduits en alphabet latin. Car partir à l’assaut de Tokyo, mégalopole tentaculaire de 30 millions d’habitants est un défi en même temps qu’une exaltante aventure.

Archi city

Vu son immensité, mieux vaut visiter la ville quartier par quartier si on ne veut pas passer sa journée dans le métro. Ginza, fief historique du luxe accueille les depato, contraction de Department Stores (grands magasins), et les concept stores des plus grandes marques internationales. Beaucoup ont été réalisés par les grands noms de l’architecture contemporaine : Hermès doit son immeuble habillé de pavés de verre à l’italien Renzo Piano, et la façade en nid-d’abeilles de Chanel est l’œuvre de l’américain Peter Marino. Non loin, Omotesando, luxueuse artère jumelée avec les Champs-Élysées parisiens, s’enorgueillit de sa boutique Prada surnommée l’Épicentre. Autre quartier chic Roppongi Hills, en référence à Berverly Hills, aligne des centaines de bars, restaurants et boutiques à la mode. Depuis le 54ème étage de la tour Mori, à 238 mètres de hauteur, on jouit de l’une des plus belles vues sur l’immensité tokyoïte. Shibuya avec ses néons étincelants, et son immense carrefour traversé par plus de cent mille personnes chaque jour, rappelle Times Square à New York. C’est là que se réunit la jeunesse tokyoïte, entre cafés mangas ouverts 24 heures sur 24 et love hôtels où on loue des chambres à l’heure.

Tribus urbaines

Dans le quartier des affaires de Shinjuku, on croise plutôt des bureaucrates en costumes sombres et des employées en tailleurs stricts. La tribu des geeks, ces passionnés de nouvelles technologies, se donne eux rendez-vous à Akihabara surnommé « la ville électrique ». Les néons géants rivalisent d’attention avec les filles habillées en personnage de mangas et de jeux vidéo. Car là où l’excentricité japonaise s’exprime le mieux, c’est dans le style vestimentaire. Avant de revêtir un tailleur ou un costume pour le reste de leur vie, les jeunes japonais s’éclatent avec des tenues fantasques. Tous les week-ends au Tokyo Dome ou à Harajuku, quartiers de prédilection des adolescents, des dizaines de collégiens troquent leurs uniformes scolaires contre des déguisements tout droit sortis de l’imaginaire sans limite des mangas : look lolita, geisha post-moderne, gothique ou… tout à la fois. Plus c’est extravagant, mieux c’est. Un insolite défilé de mode !

Laurence Ogiela – Journaliste

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